The Musical Live Painting Experience : dossier de présentation

Le concept : living painting et musique

La réalisation d’une toile en direct sans filet de secours est une performance exceptionnelle en termes d’intensité émotionnelle. Le spectateur se voit offrir la possibilité de vivre pas à pas la progression d’une œuvre, de se l’approprier comme de se voir inviter à un voyage dont lui seul définira le carnet de route. Quoi de plus naturel au fond de superposer de la musique sur ces moments rares et tenter de suivre le mouvement, comme si les notes épousaient les traits du pinceau ? La musique comme la peinture est une affaire de couleurs, de textures, de résonance et de nuances. Pour le public, c’est une expérience unique qui se dessine en perspective car sublimée qui sait par la tentative excitante et passionnante de faire cohabiter les deux arts et les mettre en lumière mutuellement.

Les sons et les couleurs : une longue histoire d’amour

L’histoire de l’art abonde de tentatives de jeter des ponts entre les différents champs perceptifs. Dès l’Antiquité, la musique s’impose comme un des aspects fondamentaux des actes de culte. La harpe visualise les notions de mesure et de proportions. Présentées verticalement, les cordes constituent le lien matériel des relations entre le monde céleste et le monde terrestre. Au moyen-âge, la musique incarne l’ordre divin. Les mêmes proportions qui régissent l’ordre musical se retrouvent à tous les niveaux de la manifestation universelle, jusqu’aux mouvements des planètes. La Renaissance marque l’émancipation progressive de la pratique musicale. Selon Johannes Itten, la musique céleste commence au point où la main de l’ange tient l’archetC’est pourquoi Grünewald a peint à partir de là un accord frappant des plus fortes variations froid-chaud. Le grand ange qui joue de la viole de gambe est peint en modulations froid-chaud claires. A la Renaissance également, la peinture aspire à la reconnaissance d’un statut social, celui d’un art libéral. Nombre d’entre eux se représentent ou se font représenter dans leur atelier où figurent en bonne place leurs instruments favoris, luth, guitare ou viole de gambe. Toute la littérature de l’époque est investie d’un débat, le paragone ou comparaison des arts, qui se poursuivra à l’âge baroque. A cette époque, le personnage-clef soulignant avec force l’analogie entre sons et couleurs qui laissera bien des traces dans la terminologie tant musicale que picturale (chromatismes, tonalités sombres ou claires, harmonies dissonantes) est un mathématicien. Il proposa en 1740, dans son traité sur l’Optique des couleurs la première table de concordances entre l’échelle tempérée et le spectre chromatique. Son raisonnement se fonde sur le parallélisme qu’il voit entre deux triades, celle des « couleurs primitives » (bleu, jaune et rouge) et celle des « sons primitifs » de l’accord parfait, ut-mi-sol.

L’originalité et l’attrait du projet réside en leur capacité à travailler sur n’importe quel thème. A partir d’une solide formation aux Beaux-Arts, Marielle Duroule explore et vagabonde entre les univers avec une facilité déconcertante. Mélomane averti travaillant sur une base immense de données musicales, Sébastien Buret part à la rencontre des sonorités, des textures et des émotions. Le reste n’est qu’affaire de temps, de nuits blanches mais surtout de passion et de joie dans cet ouvrage. Les deux compères ont pu ainsi travailler sur différents thèmes comme Marc Chagall, la mythologie grecque, les comtes des mille et une nuits, l’archange Saint Michel, le Pop art, la révolution française.

Grâce à ce concept vous pouvez surprendre et capter l’attention de l’assemblée par une prestation originale, vivante et riche en émotions.

L’ensemble inclut :

  1. La conception artistique exclusive et personnalisée au thème donné
  2. La prestation de Marielle Duroule, la programmation musicale par Sébastien Buret et un régisseur général
  3. Devis et fiche technique sur simple demande. Nous intervenons en France mais aussi à l’étranger.

Pour + de renseignements :

Sébastien BURET – 06 87 97 70 04

Mail : sebastien.buret9@gmail.com

www.themusicallivepaintingexperience.com

Rétrospective de la soirée spéciale Chagall

Après un premier événement pilote organisé en septembre dernier et dédié à l’archange Saint Michel, le projet The Musical Live Painting Experience a officiellement pris forme  via un site web et une section dédiée sur le blog www.metanoiart.com. L’idée est de rendre l’aventure vivante et de préparer le futur dès à présent.

Au lendemain du 29 septembre dernier, date du jour 1, les idées fusaient déjà et les échanges se faisaient nombreux. Le thème de Marc Chagall est sorti immédiatement et dès lors, nous nous mettions au travail. C’est sur un bout de table à l’occasion d’un événement commun au Fort de Mons que les trois thèmes ont été définis : les amants qui volent (au dessus de la ville), le cirque et l’oiseau de feu.

La première étape a constitué à mettre en musique le tout avec une cohérence la plus totale qui soit du moins dans l’intention. Ce fut passionnant, pas toujours simple et jonché de doutes. Il ne fallait pas vouloir plaire forcément au public mais faire des choix propres. Il s’en est suivi de belles sessions d’écoutes mutuelles et un fou rire épique. La mise en scène a constitué la phase deux de l’aventure. Jamais nous n’aurions pensé proposer les trois intermèdes lors de cette soirée du 5 avril dernier. Cela est venu du hasard de part nos réseaux, de nos échanges et de prime abord, ce fut le cirque avec les délicieux Loran et Emma qui nous ont enchanté par leur art puis le tour de Laly (Aurélie) qui s’est métamorphosée pour l’oiseau de feu avec tant de passion !

C’est enfin sur un désaccord que nous sommes arrivés à la chanson Heroes de David Bowie. Jusque la fin, un titre était calé sur le premier tableau (Chagall Duet de Jon Anderson, ode pourtant sur mesure). Ce fut sans compter sur l’aveu tardif de Marielle qui m’avouait détester le titre. C’est en écoutant Bowie en voiture, en pensant à ma partenaire qui aime tant cet artiste que je suis tombé sur cette pépite. Dans l’heure, je lui téléphonais pour lui proposer. Aussitôt accepté et moins de cinq minutes plus tard l’idée tombe, pourquoi de pas la jouer en direct  au vu que pour les deux tableaux à venir, nous avions prévu des surprises et pas pour le premier ? Coup de fil de Marielle à François Schmidt qui accepte la mission dans la foulée. Tout a pris deux heures au plus. Le bonheur artistique, c’est simple comme un coup de fil. L’étape finale fut la réalisation de cette soirée.

L’artiste peintre s’est alors plongée dans la musique et ses esquisses mentales pour réaliser avec magie les trois tableaux en direct. En guise de conclusion, nous voudrions vous confesser notre bonheur d’avoir mené à bien notre idée et d’avoir partagé ce moment avec vous dans l’esprit qui est le nôtre : décalé, certainement, festif et joyeux. Merci et à bientôt pour les prochaines aventures!

L’érotisme : le thème de notre prochaine soirée !

Et oui, c’est confirmé, l’été sera chaud ! Avec un tel sujet, dont la date reste et le lieu restent à confirmer, nous comptons d’ores et déjà sur vous pour que cette soirée soit mémorable.

D’ailleurs, Marielle et moi-même sommes déjà chauds comme la braise (rires) et partis à fond les manettes pour ce projet passionnant et ambitieux.

Comment aborder ce thème dans une société pornographique qui est la nôtre? Comment conjuguer ce thème avec peinture, musique, esthétisme et poésie? Quels choix faire pour l’occasion, quelle approche privilégier?

La mission est complexe mais cela fait tout son intérêt: tout est toujours une question de plaisir et de passion !

 

 

 

 

 

Marielle et le live painting : la méthode

Après notre dernière sortie dédiée à Marc Chagall, le travail de Marielle Duroulle fut félicité et non sans joie de notre part. Certains ont même confessé que l’intéressée devait avoir une mémoire photographique pour reproduire avec précision ce qu’elle a pu “imaginer”, “préparer” pour l’occasion.

En aucun cas, cela ne correspond pourtant à la réalité. Nullement dans un esprit copiste ou “cadré”, elle fait tout à l’instinct et se laisse guider par l’inspiration du moment, calée sur la musique et les émotions qui la porte.

Ce croquis a été réalisée quelques heures avant le début de sa prestation. De quoi jeter les bases d’un oiseau de feu du tonnerre !