LADY IN RED

La page blanche se lève en ce matin frêle et pâle

Mais que diable, la nuit m’a apporté un beau châle

Une belle étoffe faite de rêves et tissée au crayon

Elle sied à merveille à la dame en rouge, oh, regardez, un papillon !

La machine à rêve n’était qu’un panier préparé  par elle pour un pique-nique cosmique

Quelle délicieuse attention, à nous l’espace, la grande ourse, alpha du centaure, un dîner, des chandelles aux étoiles, je reprendrais bien du vin, c’est si onirique

Je songeais aux visions de la veille et j’en refermais la trilogie, des rêves, des sourires, des promesses, des vœux au chapitre

Allongé, je contemplais, je vibrais. Sur la couverture s’étalaient mille victuailles renversées par le chat dans un ballet acrobatique

Le fond de la corbeille s’était révélé : un moulin à vent, des œufs en chocolat, de délicieuses tartes et une pink lady façon pomme d’amour.

19 Juin 2011, messidor

« Quel mot, quel hasard, quelle surprise, ma volonté a choisi la vie, pourtant elle me fait peur à moi et à beaucoup d’autres aussi ». « La leçon de piano »

Ce soir là, j’étais loin de deviner ce qui m’attendait : un chemin de traverse allait s’ouvrir devant moi avec sans autre alternative que de devoir l’emprunter. Un simple concert  et deux rencontres allaient enclencher un compte à rebours, celui d’une bombe qui allait m’exploser au visage douze heures plus tard.

Oui, je me souviens avoir levé les yeux au ciel lors de cette occasion et formulé un vœu: celui d’avoir deux vies. Je ressens d’ailleurs encore la chaleur des projecteurs baigner ma tête comme la beauté musicale me transpercer le cœur.

il y aussi ce meilleur ami qui vint me voir au coeur de cette soirée là pour veiller sur moi ; je m’étais éclipsé en fond de salle pour respirer, pris de nausées par une force invisible qui me prenait à la gorge, qui me liquéfiait, j’avais inconsciemment commencé à perdre pied.

Jean d’Ormesson écrivit cette phrase magnifique: « Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde ».

Et si ce monde, ces fragments de temps n’étaient autres que la vie, la mort et la naissance ? C’est en vérité tout cela , car ce soir là, j’allais mourir, renaitre, partir à la découverte d’un nouveau monde et vivre l’incroyable , l’impossible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quel mot, quel hasard, quelle surprise, ma volonté a choisi la vie, pourtant elle me fait peur à moi et à beaucoup d’autres aussi» –

 

« La leçon de piano »

 

2011-2017, une sélection de portraits

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De 2011 à 2017, j’ai eu la chance de pouvoir côtoyer et photographier nombre d’artistes : quel plaisir, que d’émotions ! Je souhaitais vous partager ces clichés qui expriment à mon sens une chose en particulier : la passion que ces personnes ont pour leur art, le plus beau qui soit : la musique.

 

 

VAGUE DE BEAUTE